MARAUDEUR

Le procédé initial de construction est, pour des raisons de compromis coût-efficacité, un mélange de plusieurs techniques: La jonction entre les fonds et les flancs (bouchain arrondi) est en bois moulé, technique noble et coûteuse permettant des surfaces à double courbure très profilées. Les fonds de coque et les bordés de flanc, au dessus des bouchains sont en contreplaqué ployé (simple courbure) pour l’économie, ainsi que le pontage. Le petit rouf en quart de sphère est moulé en polyester, technique alors révolutionnaire qu’on hésite à employer pour la coque. Le Maraudeur est considéré comme un bateau « habitable », avec un programme de camping côtier. Sans hauteur sous barrots, le maraudeur s’adresse avant tout à des jeunes couples sportifs et imprégnés de l’esprit spartiate des Glénans.

Ces formes permettront ultérieurement de passer à la construction tout polyester moyennant adaptation pour le pontage car le polyester simple couche (dit monolithique) se prête mal au surfaces plates à fortes contraintes (nécessité de passer au sandwich mousse polyuréthane / polyester.)

D’une part, cette formalisation a permis à ce bateau de durer dans le temps et d’évoluer dans un cadre précis. Ainsi, le Maraudeur a pu suivre l’évolution des matériaux : bois (contreplaqué), bois-plastique(contreplaqué-résine) et plastique (fibre de verre-polyester) et des formes (mode, réduction de coût en fonction des époques et des constructeurs). Il a de ce fait été construit par différents chantiers navals. En 50 ans, quelque 2 500 Maraudeurs (surnommés « Marauds ») sont sortis des chantiers Naviking, Spair, Gallois, CNL et Jyplast. En 2009, la fabrication a été reprise par le chantier ACB à Saint-Pol-de-Léon.

D’autre part, la jauge et le dynamisme de son association sportive permet à ce bateau de participer à des compétitions sportives (au sein de la FFV) entre navires de même classe ou avec d’autres grâce notamment au calcul du temps compensé (cf. jauge et handicap).

Le symbole de classe du Maraudeur est une clef noire (la proverbiale « clef des champs », symbole de liberté , d’évasion et de camping côtier sauvage) apposée de chaque côté de la grande-voile.

Gréementbermudien
Histoire
ArchitecteJean-Jacques Herbulot
Lancement1958
Équipage
Équipageenviron 2
Caractéristiques techniques
Longueur4,83 m
Maître-bau1.75 m
Tirant d’eau0.30 / 1.15m
Déplacementenviron 320 kg, dont 70 kg de lest
Voilure16 m²